Réponses aux questions des chiffreurs et économistes BTP sur le DPGF, la mémoire technique et les appels d'offres.
En moyenne 3 à 5 jours de travail pour un dossier complet, répartis entre la lecture du DCE, le métré, le remplissage du DPGF et la rédaction de la mémoire technique. Le métré et la mise en DPGF concentrent l'essentiel de ce temps. La durée varie fortement selon la taille du marché et le nombre de lots.
Une réponse non gagnée représente un coût caché : le temps d'études de prix non facturé. En estimant 3 à 5 jours de travail au coût journalier d'un chargé d'études, chaque dossier perdu représente plusieurs centaines à plusieurs milliers d'euros de travail non rémunéré. C'est la raison pour laquelle qualifier les appels d'offres avant de répondre (logique Go/No-Go) est un levier de rentabilité.
Oui. Le gain de temps se fait sur les tâches répétitives (extraction des quantités, structure de la mémoire technique, mise en forme du DPGF), pas sur le jugement métier. L'enjeu est d'automatiser la base tout en gardant la personnalisation au chantier, qui reste l'élément différenciant d'une offre.
Ce n'est pas la génération assistée qui pose problème, mais le contenu générique. Une mémoire technique recopiée d'un dossier précédent et mal adaptée au CCTP du marché (mauvais lot, mauvaise localisation, phasage incohérent) est repérée et pénalisée. Une mémoire structurée par les critères de notation et personnalisée au projet est évaluée sur son fond, quelle que soit la manière dont elle a été produite.
Le DPGF (Décomposition du Prix Global et Forfaitaire) détaille un prix forfaitaire poste par poste, dans un marché à prix global. Le BPU (Bordereau des Prix Unitaires) liste les prix unitaires sans quantités, pour un marché à bons de commande. Le DQE (Détail Quantitatif Estimatif) applique des quantités estimatives au BPU pour comparer les offres, sans valeur contractuelle ferme sur les quantités. Le choix dépend du type de marché.
Le CCTP (Cahier des Clauses Techniques Particulières) est le document qui décrit les prescriptions techniques d'un marché : matériaux, modes d'exécution, contrôles, tolérances et interfaces entre lots. Il dit quoi faire et comment, mais pas les quantités, qui figurent dans le DPGF. Il a une valeur contractuelle dans le marché.
Le risque d'oubli vient de la lecture séparée du CCTP et du DPGF. La bonne pratique est de croiser systématiquement les deux : chaque prescription du CCTP doit avoir une ligne correspondante au DPGF. L'extraction automatique des postes depuis le DCE et un contrôle croisé CCTP/DPGF réduisent fortement ce risque.
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